voyage aléatoire au détour du Web

Auteur/autrice : webadmin

Sciences

Histoires d’Orques



Vous avez peut-être déjà entendu parler de cette histoire; une histoire de naufrage qui démarre en 1972. Mais ce qui va suivre et nos connaissances actuelles sur les orques vont probablement vous surprendre.

En 1970, Dougal Robertson est un capitaine de la marine à la retraite. Il vit dans une ferme, en Angleterre à Leek avec Lyn, sa femme, Annem sa fille de dix-sept ans, Douglas, son fils de seize ans, et Neil et Sandy, neuf ans et tout deux jumeaux. La famille mène une vie rude, sans saveur, quelque peu isolée au sud de la ville de Birmingham. Douglas ne se satisfait pas de cette vie pleine d’amertume, lui qui rêve de voyages, de tour du monde. Il est admiratif d’un de ses compatriotes, un certain Robin Knock-Johnston, navigateur de son état, et premier homme à avoir accomplit à la voile, un tour du monde en solitaire et sans escale.

Pendant trois ans, il va nourrir son rêve. Il en parle à sa femme, infirmière. Tout deux pensent que les voyages offrent le meilleur moyen pour dispenser une bonne éducation à leurs enfants, et les former à « l’université de la vie ». Leur décision est prise, ils décident de rassembler leurs maigres économies, de vendre leur ferme, et se mettent en quette d’acheter un bateau. C’est à Malte qu’ils mettent la main sur une goélette en bois de treize mètres construite en 1922. A ce moment, ils ne se doutent pas encore que ce sera le dernier voyage de Lucette, qui finira, quelques mois plus tard, au fond de l’océan.

La Lucette

La famille traverse la manche pour rejoindre Lisbonne, puis les îles Canaries. Ils affrontent ensuite l’Atlantique et font de nombreuses escales dans les Caraïbes. Anne a vingt ans, pendant une escale aux Bahamas, elle rencontre un homme, en tombe amoureuse et décide de quitter le navire.

En traversant le canal de Panama, la famille fait la connaissance de Robin Williams, ce dernier bien qu’inexpérimenté se joint à la petite troupe qui met alors le cap sur les îles Galapagos. Faisant route, il font une rencontre à la fois surprenante et prémonitoire. Il croise la route d’une baleine d’une quinzaine de mètres, qui se frotte dangereusement contre la goélette et épand, par son évent, une odeur putride de choux de Bruxelles. Si l’incident n’a durer qu’une quinzaine de minutes, pour la famille une rencontre avec un animal de cette taille apparaît comme terrifiante et la baleine laisse derrière elle de nombreux dégâts.

Nous sommes le 15 juin 1972. Il est dix heure du matin. Alors que la petite goélette se trouve à deux cents miles des côtes des îles Galapagos. Un bruit sourd se fait entendre sur la coque. Les chocs sont de plus en plus forts, le bateau est secoué, ébranlé violemment, puis, comme projetée projeter en l’air.

Sur le pont, Douglas fils et son frère identifient un groupe d’orques, l’une d’entre elle présente une blessure à la tête. C’est elle qui à chargé le bateau. Il décide d’en avertir son père, resté à l’intérieur de la cabine. En descendant il fait face à un véritable chaos. La coque est éventrée, son père patauge, de l’eau jusqu’au genoux. La terreur s’empare alors de Douglas, il reste immobile, pétrifié et hagard à regarder son père se débattre, alors qu’il tente de colmater la coque. L’eau est maintenant au niveau de la taille du garçon quand son père réalise que tout est perdu, désespéré il hurle alors « Abandonnez le navire ». C’est la panique, ils ont a peine le temps de gonfler un petit bateau acheté aux Canaries, et de s’y réfugier tout les six en y attachant un petit canot à coque semi-solide dans lequel il dépose leur unique sauvetage, quelques outils et de maigres provisions.

Devant l’adversité, Lyn, en chrétienne fervente demande à ses enfants de se rassembler auprès d’elle et de se mettre à prier. Ce que refuse de faire le père qui se déclame à qui veut l’entendre qu’il est athée tout en continuant de ramasser toutes les affaires qui traînent à la surface de l’eau, ses dernières se révéleront d’ailleurs par la suite indispensables. La terreur se dissipe lentement dans les pleurs alors que le groupe d’orques s’éloignent.

La famille utilise un des canots comme remorqueur avec un gréement de fortune. il y place aussi tout ce qu’il ont pu sauver du naufrage: de l’eau pour à peine dix jours, dix oranges, six citrons, des couteaux, une rame, quelques gaz et des fusées éclairantes.

Dougal est un ancien marin, doté de bonne notions de navigation, il évalue la distance qui les séparent des îles Galapagos à une vingtaine de jour. Soit plus du double de ce dont ils disposent en eau potable. Il garde toutefois espoir en espérant récupérer de l’eau de pluie. Dans les jours qui suivent, ils attrapent quelques dorades, des poissons volants et même après trois tentatives malheureuse, une tortue dont ils vont boire le sang pour étancher leur soif. Au seizième jour, le canot gonflable ne ressemble plus du tout à une embarcation et peine à flotter. Les six personnes rejoignent alors la plus petit des deux embarcation encore en état. A peine trois mètres pour s’entasser avec les provisions restantes. Les vents et les courants les portent à l’opposé de leur destination vers l’Amérique centrale. C’est alors que sous un soleil de plomb, l’eau se met à manquer…

Les réserves d’eau douce sont épuisées. A force d’attendre en vain le retour de la pluie, ils réalisent qu’ils vont mourir de soif. Anémiée, déshydratée, Lyn forte de son expérience d’infirmière, suggère alors d’utiliser le liquide qui baigne dans le fond du bateau. C’est un affreux mélange d’eau, de graisse, de sang de tortue. Si le mélange est impropre pour être bue, Lyn suggère de l’administrer sous forme de lavement afin de limiter la déshydratation « car votre intestin absorbe l’eau, mais comme elle entre par l’autre côté de l’estomac, elle n’absorbe aucune toxine. C’est presque comme un filtre. ».

Au trente huitième jour de leurs vies de naufragés, les réserves en eau et nourriture sont presque reconstituées. Ayant repris des forces ils envisagent même de ramer à nouveau. Au regard de cette abondance inhabituelle, alors qu’ils plaisantent joyeusement sur l’opportunité d’ouvrir un restaurant, ils aperçoivent une lumière à l’horizon. L’espoir d’un sauvetage s’était évanouit depuis longtemps. Dougal allume alors deux fusées éclairantes. Un chalutier de pèche Japonais le Tokamaru les aperçoit et se porte à leur secours.

Les Robertson

Cette histoire et les récentes observations scientifiques au sujet des orques, nous projette une vision éloignée de ce colosse placide et du danseur frétillant réagissant promptement au coup de sifflet de son « soigneur » dans les parcs aquatiques. Sur la cote sur de l’Australie, des scientifiques ont été les récents témoins d’une scène de chasse opposant une bande d’une douzaine d’orques au plus gros mammifère marin sur terre, une baleine bleue adulte. Les orques mordaient ses larges flancs pour en arracher de gros morceaux de viande. On les a aussi observés enlevant un bébé à sa mère globicéphale pour le dévorer, ou encore éventrant des requins baleines pour en extraire le foie dont ils semblent raffoler. Enfin au large des cotes du Portugal et d’Espagne, comme dans notre récit, un petit groupe d’orques s’est montrer particulièrement agressif en éperonnant à plusieurs reprises des bateaux, en coulant même certains.

Les récents travaux scientifiques montrent que certaines parties du cerveau associées à la mémoire et à l’émotion sont plus développées chez les orques que ceux de l’espèce humaine. Aussi on s’interroge sur ces attaques. Sont-elles le fruit d’une évolution comportementales au sein des groupes, d’un rapprochement et d’interactions croissantes avec le genre humain, de nouvelles tendances sociales, ou simplement de récentes interactions qui n’avaient jusqu’à là jamais été documentées.

On sait avec certitudes aujourd’hui que ces attaques demande de la coopération et de la coordination entre prédateurs. Les techniques acquises et les comportements sociaux seront transmit par la femelle dominante à toute sa progéniture.

Au delà des techniques de chasse qu’ils partagent, à partir des années 90 avec l’exploitation croissante des stocks de poisson et l’agrandissement des zones de pèches, l’orque a modifié ses habitudes alimentaires. Certains groupes ont abandonnés la chasse aux phoques et aux pingouins pour apprendre à leurs congénères à se nourrir d’espèces prisées par l’homme en allant puiser directement de la ressources sur les palangres. D’autres groupes dans le pacifique nord ont commencé à se livrer à des jeux macabres en attrapant de jeunes marsouins du bout des dents, les lasserant parfois, ou les projetant comme des balles sans toutefois jamais en faire consommation. Les chercheurs pensent qu’il s’agit là d’un entrainement des juvéniles pour la chasse au saumon.

Les scientifiques récusent le terme d’attaques pour ce qui est des bateaux. Aucun leader n’a d’ailleurs été indentifié dans ce type d’interraction. Trente Cinq d’entre eux sont d’ailleurs à l’origine d’une lettre ouverte sur le sujet : « malgré les dommages causés aux navires, nous pensons que qualifier ces interactions d’« attaques » est une erreur. Bien que certaines parties des vaisseaux portent parfois des marques de dents, les dommages prédominants aux gouvernails et aux quilles sont dus à des chocs causés par la tête ou le corps. Les orques ne déchirent pas les gouvernails, comme elles le feraient s’il s’agissait d’un comportement de chasse. Bien que ce comportement puisse être effrayant (et coûteux) du point de vue humain, du point de vue des orques, cela semble en quelque sorte gratifiant ».

Il est certain que l’homme à travers les multiples changements qu’il opère au sein de l’environnement est à l’origine de modifications comportementales au sein des groupes d’orques.

Quant aux Robertson, l’épreuve aura raison du couple qui finira par se séparer. Lyn retournera dans une ferme, Dougal publiera en 1973, à partir du journal, un livre sur sa terrible histoire « survivre à la sauvagerie de la mer » et continua de naviguer principalement en mer Méditerranée. Son fils Douglas, publiera aussi sa version de l’histoire à travers l’ouvrage « Le dernier voyage de la Lucette ». Une adaptation cinématographique sera réalisée en 1991.

Sources : BBC, Livescience et Geo

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Musique

Comment trouver de la bonne musique ?

A chaque fois que vous écoutez un morceau de musique sur Youtube, Spotify ou Deezer, un algorithme vous propose un ou plusieurs choix afin de vous faire découvrir d’autres artistes et de nouvelles pistes. Bien souvent, les choix se tournent vers les plus populaires, et au bout d’un moment on à l’impression de tourner en rond. Problème de culture ? Globalisation des contenus. Et si on tourne en rond, c’est que l’algo est mauvais. Comme le rappelais Daniel Ek « Maintenant, la décision algorithmique est la suivante : qui voit le contenu ? Est-ce le bon contenu adapté à tout le monde dans le monde ? Est-il approprié qu’une personne qui ne parle même pas anglais, mais qui vit en Amérique, reçoive ce contenu ? », il n’est pas si facile de trouver la meilleure sélection et c’est bien pour cela qu’aucune formule magique ne remplacera un contenu éditorial.

Alors où trouver de la bonne musique ? Où peut-on découvrir de nouveaux artistes ? Voici quelles recettes sur le sujet :

Un Equipement de base pour du DAB+
Commençons par un basic à savoir écouter la radio. Avec l’avènement de la DAB+ le choix et plus vaste. Si vous ne disposez pas encore d’un récepteur, mais que vous avez déjà un équipement audio, vous trouverez un petit tuner très versatile de chez l’allemand Technisat avec sa DIGITAL RADIO 10IR. Minuscule par sa taille mais forte de ses fonctions, la petite boite intègre un tuner FM RDS/PLL, une connexion au radio internet via Wifi, les radios DAB+, avec le bluetooth, et en sortie au choix, deux fiches RCA ou un connecteur SPDIF. La marque propose aussi « connect », une application pour piloter le périphérique à partir de votre portable.

Les Radios Internet
Si vous avez uniquement un PC Windows sous la main, pour écouter les flux internet Screamer Radio est un programme qui date déjà mais il a l’avantage immense d’être léger, simple, et gratuit. On regrettera toutefois la suppression du bouton REC qui figurait dans l’ancienne version.

Du coté des radios internet mes préférences vont vers KCPR, WFMU, KCRW, Jazz24 ou KEXP mais aussi l’éclectique Radio ARA, un voyage au bout du monde avec Nanoq ou RelaxFM, l’ambiance des salles obscures avec Cinemix. Sur Youtube, rendez-vous du coté des concerts Tinydesk de chez NPR, pour la version web c’est ici.


Les Sites spécialisés
Du coté des sites internet, il y a un choix énorme sur Rateyourmusic, si vous aimez le métal et la musique punk allez donc faire un tour sur Sputnikmusic, pour les indépendants sur Bandcamp et pour le soleil des tropiques direction Tropicalites. Les « best of » listes sont aussi des sites ou vous trouverez des centaines de listes pour trouver les meilleurs morceaux tels que Rolling Stone, Metacritic, Consequence, Under The Radar, The Needle Drop, Fader, YourEDM, When The Horn Blows, Pop Justice, Tiny Mix Tapes, We Plug Good Music, Resound ou StereoGum et en Français Sens Critique.

Vos préférences
En partant de vos préférences musicales, certaines bases permettent de trouver d’autres artistes proches de vos aspirations, c’est le cas de Gnoosic ou de Musicroamer, mon coup de cœur, l’interface vous permet de passer d’un artiste à un autre sous forme de perles et permet aussi la pré-écoute. Autre méthode, les choix par style comme sur Everynoise ou Musicmap. Si vous n’y connaissez rien en style autant vous en remettre au hasard avec Chosic et Perchance ou encore plus simplement écouter à l’aveugle via Librefm. Le site Muspy permet d’importer la liste de vos artistes préférés, le site vous fera parvenir un alerte quand l’un d’eux sort un nouvel album. Dernière astuce, le producteur est souvent celui qui forge le son d’un groupe, quelques recherches sur une carrière amène parfois à de belles découvertes.

Enfin, en vrac
Listenbrainz – Liste des choix récents
MusicButler – Application de sélection à partir de Spotify, Apple Music, ou Last.fm
MusicHarbor – Tracker de musique
Radio Garden – Probablement la meilleure APP Android pour écouter les radios internet
StreetVoice – APP Android de musiques asiatiques
PlayerFM – Liste des podcasts de musique
You42 – Liste de podcasts, top albums et découvertes
Mixcloud – Site spécialisé DJ
Liveone – Streaming de concerts
Freefy – Site de streaming
Accuradio – Site de streaming
Dashradio – Site de streaming
Soundclick – Pré-écoute de pistes
Beatstar – Pré-écoute de pistes Rap
Musopen – Musique classique gratuite

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Informatique

Nouveau casque VR et lunettes chez META

Pour la rentrée Meta propose deux nouveau produits. D’une part, une nouvelle version de son casque de réalité virtuelle le Meta Quest 3, d’autre part une nouvelle génération de lunettes connectées chez Ray-ban.

Meta Quest 3

Le casque virtuel Meta Quest 3 est toujours basé sur le processeur Qualcomm Snapdragon XR2 mais il passe en Gen2 celui-ci améliore grandement les performances comparé à l’ancienne génération avec au passage le doublement de la puissance GPU. La définition du casque passe à 4K avec 2064 x 2208 pixels par oeil. Coté mémoire vive la RAM passe de 6 GB à 8 GB et pour le stockage le casque sera livré en deux version une de base de128 GB et une seconde de 512 GB contre 256 GB précédemment. Le casque dispose maintenant de la réalitée mixte avec une faible latence de 12ms comparable au casque d’Apple avec une image 4MP /18 PPD true color. Ce qui pour Qualcomm serait suffisant pour participer à une partie de ping-pong. Coté design la forme est sensiblement différente avec plus de finesse pour un poids qui reste identique.

Le casque est actuellement en pré-commande à 549.99€ pour la version 128 GB et 699.99€ pour la 512 GB sur le site de Meta.

D’autres informations en Anglais à découvrir dans le podcast de Lex Fridman.

Meta Ray-Ban

Les nouvelles lunettes connectées de Meta utilise le nouveau processeur Snapdragon AR1 Gen 1. Coté caméra elles disposent d’un nouveau capteur de 12Mp avec objectif HD grand angle pour des photos d’une résolution de 3024 x 4032 pixels et pour la vidéo un format de 1080p à 30 images/seconde avec un temps de capture limité à une minute. Il vous suffit de prononcer la formule magique « send a photo » pour que celle-ci rejoigne votre fil Facebook ou Insta. Vous pouvez aussi streamer directement du contenu vidéo sur ces plateforme.

Par rapport à la première génération la puissance sonore a été augmentée par 50% avec un doublement des basses, pour une écoute plus performante même en condition difficile (vent en extérieur ou bruit ambiant) , 5 microphones permettent de restituer pleinement l’ambiance sonore dans laquelle vous êtes plongée.

L’autonomie annoncée est de 36 heures en une charge, et point important elle sont maintenant étanche avec une protection IPX4 (5 ATM ou 50 mètres de profondeur). Le contrôle passe soit par une commande tactile soit par une commande vocale. Le nouvel accessoire utilise l’AI afin d’offrir des possibilités des traduction en simultanée ou la reconnaissance des objets, des personnes ou des endroits. Ce qui n’est pas sans poser des problème concernant votre vie privée. En effet il vous sera possible de filmer le plus discrètement possible n’importe qui, n’importe où sans pour autant que cette personne en soit informée. Pire l’AI sera à même de la reconnaître sans son consentement.

Enfin vous pouvez aussi changer verres et montures (Headliner ou Wayfarer) à travers plus de 150 combinaisons différentes.

En pré-commande à 329€ sur le site de Ray-Ban

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zeroll
Design

Histoire d’une cuillère à glace

Il y a des objets qui sont parfaitement adaptés à leurs usages, le plus souvent d’une grande simplicité, leurs images sont presque iconiques. On en vient presque à se demander si ils n’ont pas toujours existé tellement ils ont tendance à rendre la vie plus simple. Leurs histoires et ceux qui les ont inventés se sont perdus dans les limbes. Ainsi commence l’histoire d’une cuillère à glace…

Nous sommes en 1932, en Floride, West Palm Beach. Sherman L. Kelly est en vacances, il observe une vendeuse de glace, ses mains sont pleines d’ampoules à force de pousser sur sa cuillère. Les mouvements répétitifs finissent par rendre les poignets douloureux. Il se dit qu’il doit bien y avoir un meilleur moyen de débiter la glace. L’idée ne le quitte pas, et en 1933 il dépose un brevet.

L’objet est essentiellement en aluminium, un métal qui résiste à la corrosion et à l’oxydation et se trouve être un bon thermoconducteur, son manche est creux, un liquide permet l’échange thermique entre la main et la lame de la cuillère, celle-ci dégèle la glace et en facilite la découpe. L’objet fondu d’un seul bloc, il est simple, sans aucune mécanique, il ne nécessite donc d’aucune pièce de rechange. Son design permet l’utilisation de la cuillère aussi bien par des droitiers que des gauchers. Nous sommes en 1934, au milieu de la grande dépression. La cuillère à glace, permet de faire des rouleaux de glace pour former des boules. Elle ne comprime pas la glace, et permet de faire une économie de 20 à 30% du volume de glace. Ce dernier point est d’ailleurs présenté par son inventeur comme un argument de vente. Sur le brevet vous pouvez voir le chiffre 12. Il correspond à 12 portions par litre.

En 1935, Sherman Kelly fonde son entreprise, The Zeroll Co. Il s’établit dans son garage, Robinwood Avenue à Toledo, une ville au bord du lac Erie entre Cleveland et Détroit dans l’état de l’Ohio. Il travaille avec sa femme et distribue sa cuillère à glace fabriquée par la société Alcoa au prix de 2,25$. Disponible en cinq tailles, elle est garantie, satisfait ou remboursée dans un délais de cinq jours.

En 1936, durant sa première année de commercialisation, le produit s’écoule en plusieurs milliers d’exemplaires. C’est un vrai succès commercial. La guerre de 39-45 prive la compagnie d’approvisionnement, la production d’aluminium se ralentie. La fin de la guerre signe la reprise d’activité. Si l’on en croit le Wall Street Journal, à partir de 1946, c’est même la première entreprise pouvoir disposer d’un accès au métal. Sherman décède en 1950 à l’age de 83 ans.

Depuis 2004, la cuillère à glace Zeroll est entrée dans la collection permanente du Moma.

Source : Zeroll, Guy Keulemans

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Informatique

Les câbles sous-marins : un enjeu vital

Quand vous regardez en streaming un concert à l’autre bout de la terre il y a de très fortes chances pour que votre flux de données traverse les océans par un câble de fibre optique.

Le premier à tenter une communication avec un signal lumineux est Alexander Graham Bell avec son photophone capable de transmettre la voix sur une distance de 200 mètres. Si l’invention de la fibre optique remonte aux années 1930 il faut attendre 1950 pour en voir réellement l’application avec son utilisation en endoscopie. C’est l’introduction du laser, à partir de 1960 qui va véritablement révolutionner le champs des communications. Au début les transmissions sont limitées à quelques centimètres, mais à partir de 1970 s’ouvre le champs des longues distances par l’élimination des pertes. C’est à Chicago en 1977 qu’est réalisée la première communication téléphonique optique.

Aussi fine que la taille d’un cheveu la fibre optique utilise la réfraction de la lumière pour transmettre des informations sur des dizaines de milliers de kilomètres. L’un des câbles les plus rapide se nome Amitié, c’est un câble transatlantique dont le débit peut atteindre 400 Térabits par seconde, soit l’équivalent de 400 000 fois votre débit, et encore si vous avez la chance de disposer d’une connexion fibre rapide.

L’utilisation des câbles sous-marins débute en 1850, aujourd’hui bien que le développement des communications satellitaires ne cesse de croître, 99% des communications, que cela soit des données ou de la téléphonie, passent par ces câbles de fibres optiques sous-marins. On en compte pas moins de 552.

Global Internet Map 2018Telegeography

Google, Amazone, Microsoft, ou encore Meta, sont des acteurs incontournables de l’Internet, leurs trafics ne cessent d’augmenter en volumes. On estime que ces sociétés monopolisent à hauteur de 2/3 les liens de transmissions de données et chaque année, ils enregistrent à eux seuls, une progression de 45 à 60% sur les seules fibres sous-marines. Aussi appelés « hyperscalers », ce sont eux qui tirent les volumes vers le haut avec un contenu qui ne cesse de croître. Un câble transatlantique coûte entre 350 et 400 millions de dollars. Au delà des « datas centers », le réseau est l’artère devenue vitale pour les hyperscalers, ils en sont donc naturellement venus à investir dans les câbles sous-marins. Un investissement qui va dépasser les 10 milliards de dollars d’ici 2025.

Carte des liaisons fibres sous-marines

Google est, par exemple, propriétaire de nombreux câbles comme Curie, la colonne vertébrale de l’Amérique du sud et centrale, ou encore Dunant, Equiano, Firmina, ou encore Grace Hopper.

Certains câbles ne font qu’une centaine de kilomètres comme le Adria-1 , un lien entre la Croatie, la Grèce et l’Albanie long de 440 km. Mais d’autres, comme le récent 2Africa, dépassent les 45 000 km.

Mais la technologie a aussi ses limites. Sur la fibre le signal chute après une cinquantaine de kilomètres, il est nécessaire de l’amplifier jusqu’au prochaine répéteur. Ces répéteurs sont gourmands en énergie, en parallèle des câbles de fibres optiques, on trouve donc des câbles électriques en cuivre. Sur une liaison trans-pacifique, 18 000 volts sont requis pour alimenter les répéteurs. D’une façon générale, dans un soucis de sécurité en alimentation, celle-ci est doublée à chaque bout du câble. Un ensemble de procédés permettent une circulation des données sans perte décrite par le théorème de Shannon. Dans cette course au débit, la section du câble augmente elle aussi, avec aujourd’hui 24 paires de fibres optique par câble.

Le câble Transatlantique Marea de Microsoft, Meta et Telxius

Le diamètre d’un câble n’est en général pas plus gros qu’un tuyau d’arrosage. Même s’il est protégé par une gaine en acier, le problème n’est pas si savoir si il sera coupé mais quand. En effet, dans le monde, on dénombre une coupure tout les 3 jours, soit une bonne centaine annuellement. La responsabilité est partagée entre les ancres et les équipements de pêche : dragues, chaluts, … Plus le câble est proche du rivage, plus les risque de coupures sont élevés. A l’échelle planétaire, au total, seul une dizaines de câbles sont indisponibles en simultanés. Ces coupures demandent de se rendre sur zone avec un navire et un équipement ad-hoc. Une quarantaines de câbliers sillonnent les mers du globe. La France en possède neuf. Les délais de réparation oscillent entre une quinzaine de jours à plusieurs mois.

Coupure sur le câble d’Orange Kanawa : 1700 km entre Guyane et Martinique

Ce long réseau de câbles sous-marin se déploie sur plus d’1,5 million de kilomètres, près de 3 fois la distance terre lune, il est aussi stratégique. il n’est ni à l’abris des attaques terroristes ni des catastrophe naturelles. Quotidiennement, ces autoroutes, qui reposent au fond des mers, véhiculent plus de 10 000 milliards de dollars de transactions financières. Même si le maillage est dense et qu’une nouvelle route puisse prendre le relais en cas de coupure, il existe toutefois des points de défaillance uniques. Que ça soit en zone de faibles densités de population, comme le Groenland dont la connexion repose sur un câble unique; ou encore l’île de Taïwan, et ses 27 câbles qui pourraient devenir une cible privilégiée en cas d’attaque de son voisin.


Couper les câbles sous-marins est une pratique ancienne, une première qui remonte à 1898, en pleine guerre hispano-américaine, l’USS Zafiro sectionne en baie de Manille l’unique câble entre les Philippines au continent asiatique. Le privant pour ainsi dire de communication avec le reste du monde.
La Russie, avec des chalutiers ou encore sous couvert de navires scientifiques, cartographie le fond des mers depuis de nombreuses années. En Méditerranée, en Manche, ou en Baltique, les coupures se multiplient. Les grandes puissances se livrent une guerre hybride pour le contrôle des câbles sous-marins.
Les câbles sont si vulnérables qu’un seul homme peut parfois mettre en danger tout un pays. En 2007, au large du Vietnam, un pêcheur à prélevé plus de 50 kilomètres de câbles afin d’en revendre le cuivre, paralysant la moitié du trafic de son pays.

Les enjeux de demain passe par la construction de câbles sous-marins plus résistants, d’une infrastructure plus résiliente. Au delà de la multiplication des liens, c’est probablement l’adjonction d’une couverture satellitaire qui en sera la clef.

Source : The Conversation et Cnet

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Informatique

Google fête les 10 ans du Chromcast par une amende

Google va devoir se délester d’environ 339 millions de dollars en faveur de la société Touchstream, c’est en tout cas ce qu’a estimé un jury fédéral de Waco, dans l’état du Texas, vendredi dernier concernant une plainte pour violation de brevet du périphérique Chromecast.

La société New-Yorkaise Touchstream revendique la paternité du produit. Elle avait développée une application nommée Shodogg dés 2011, soit environ deux ans avant la sortie du Chromecast, permettant d’envoyer un flux vidéo d’un périphérique type téléphone vers un écran grand format. Cette technologie a fait l’objet de trois dépots de brevets : US8356251, US8782528, US8904289 .La société Google (Alphabet Inc.) ne pouvait donc ignorer son existence puisqu’une rencontre avait même été organisée entre les deux entités en décembre de cette même année. Google, n’avait pas donné suite mais avait donnée naissance, deux ans plus tard, au Chromecast.

Google, pour sa défense, affirme qu’il s’agit bien d’une création originale , et argumente sur le fait que les brevets déposés par le plaignant sont invalides.

Cette histoire c’est un peu David contre Goliath. Google a été condamné à 338,7 millions de dollars, soit environ 2% des bénéfices d’Alphabet pour les trois premiers mois de l’année fiscale en cours. Une paille quand on sait que les produits Chromecast sont déclinés sur plusieurs produits de l’entreprise. Toutefois, le géant Américain ne compte pas en rester là puisqu’il a d’or et déjà annoncé faire appel du jugement.

Source : The Register

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MSC Irina
Divers

Quel est le plus gros bateau du monde ?

Le plus gros navire au monde est actuellement un cargo, de type porte-conteneurs. Le MSC Irina est l’un des 89 porte-conteneurs construit en 2023, et livré à un moment où le marché est pourtant en surcapacité. Il appartient à l’armateur Mediterranean Shipping Company plus connu sous son acronyme MSC. Le groupe, leader mondial dans le domaine du transport de conteneurs, dispose d’une flotte de quelques 760 navires qui empruntent les 300 routes commerciales destinées à relier les 520 ports d’escales dans 155 pays. MSC revendique le transport de plus de 22 millions de conteneurs et ce annuellement.

La société fût fondée à l’origine par un capitaine de vaisseau italien originaire de Sorrente en 1970 : Gianluigu Aponte. Durant les premières années la compagnie maritime concentre ses liaisons avec le continent africain, puis viendront les Etats-Unis et l’Australie avec des navire rachetés d’occasions. En 1994 l’ouverture du marché Chinois permet à l’armateur de passer sa première commande pour deux navires capables de transporter 3 300 conteneurs. A partir des années 2000 le trafic explose, en à peine deux ans la quantité de conteneurs est multipliée par six. Son siège social est situé à Genève en Suisse.

Le MSC Irina a été construit en Chine par le groupe Yangzijiang Shipbuilding dans la province de Jiangsu. Avec ses 400 mètres de long, soit environ la longueur de quatre terrain de football, ses 61 mètres de large, et ses 23 mètres de tirant d’eau, il est capable de déplacer 240 000 tonnes de marchandises, soit environ 24 000 conteneurs. Empilés en colonnes de 25 conteneurs, la hauteur du bateau dépasse les 22 étages d’un immeuble, soit un peu plus de 61 mètres. L’ensemble des conteneurs transportés par ce géant des mers, placés bout-à bout, forme une ligne de plus de 144 kilomètres. Le MSC Irina navigue sous pavillon libérien et son port d’attache est Monrovia, il est destiné principalement aux transport de fret entre les ports de Chine comme Nansha à Guangzhou et les hubs Européens, avec en tête Rotterdam.

MSC Irina Photo : ZHANG JINGANG / Feature China/Future Publishing (Getty Images)

Le MSC Irina plus grand que l’Empire State Building

Si c’est navires sont actuellement les plus grands au monde, ils ne détiennent pas pour autant le record. Il y a eut plus gigantesque, avec les pétroliers géants ou supertanker, capables de transporter plus de 500 000 tonnes de pétrole. Le plus grand étant le Seawise Giant qui mesurait plus 468 mètres de long et 68 de large, quand au Pierre Guillaumat, qui portait, en toute modestie, le nom du président du groupe Français Elf son armateur, il atteignait 414 mètres pour 63 de large. Sa construction est réalisée en France par les chantiers de l’Atlantique. Le premier est parti à la casse en Inde en 2010, quand second, il a été démoli en Corée en Sud en 1983.

Le Seawise Giant le plus grand des pétroliers

Le Pierre Guillaumat fleuron de la flotte Elf

Le plus grand navire de croisière ne sera livré qu’en 2024. L’Icon of the sea, de la classe du même nom, est la propriété de la compagnie Royal Caribbean Cruise Line il a été construit par une société Finlandaise : Meyer Turku. Long de 365 mètres pour 66 de large avec ses 18 ponts, il transportera jusqu’à 5 610 passagers assistés par 2 350 membres d’équipage. Son départ est fixé du port de Miami, pour des croisières dans les Caraïbes. Si ça vous tente, comptez 2000 euros par personne pour une semaine.

L’Icon of the sea sera propulsé par du GNL, ce qui devrait réduire ses émissions de l’ordre de 20%.

L’Icon of the Sea, le plus grand bateau de croisière au monde

Par type de fonction, les plus grands navires jamais construit par l’homme étaient des pétroliers, aujourd’hui remplacés par des porte-conteneurs, viennent ensuite les navires dédiés à l’exploitation offshore, comme le Pioneering Spirit utilisé pour la construction des plateformes pétrolières ou gazières, les navires de croisières, les minéraliers, les vraquiers pour le transport de marchandises solides. Les bâtiments militaires sont loin derrière, avec les porte-avions, dont le plus gros fût l’USS Enterprise lancé dans les années 60 et retiré du service en 2012.

Si vous souhaitez connaitre la position en mer de ses porte-conteneurs, vous trouverez des information sur le MSC Irina ici et pour le MSC Loreto ici. Une vidéo est disponible ici.

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