voyage aléatoire au détour du Web

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Cette nuit, en Allemagne, il n’y avait plus aucun train.


Cette nuit, l’ensemble du réseau ferroviaire allemand a été bloqué, aucun train ne circulait plus. La Deutsche Bahn, l’exploitant, a mis à l’arrêt la totalité des trains en raison d’un problème de communication survenu vers 22 h 30. En cause: une panne massive sur le GSM-R (Global System for Mobile communications – Railways), le réseau numérique qui met en relation les agents de conduite avec les tours de contrôle ferroviaires.

À partir de 1993, l’UIC (Union internationale des chemins de fer) a choisi la technologie GSM pour améliorer les communications des trains et l’interopérabilité entre pays. Le système radio a été choisi pour remplacer les systèmes filaires longeant les voies. En Europe, les réseaux sont hétérogènes et on compte pas moins de 35 systèmes différents. Le projet AIRENE a permis d’unifier les chemins de fer européens autour d’une plateforme unique basée sur le GSM-R. On passe ainsi d’un système filaire à un système de tours relais : ces antennes, placées le long des voies, sont espacées de 3 à 4 km. Cette segmentation du réseau permet de sécuriser les déplacements des trains, une cellule unique étant attribuée à chaque train. Si le train perd la communication avec le réseau, il s’arrête.

Le problème, c’est que ce système, bien que sécurisé, est centralisé. Ainsi, si un problème touche le nœud central, comme cela a été le cas la nuit dernière, c’est l’ensemble du réseau qui est paralysé. S’agit-il d’un bug de fonctionnement ? Une attaque ? Une mise à jour logicielle ? Une panne de 2 h 30 pour laquelle la Deutsche Bahn n’a pas encore communiqué explicitement la cause. Une telle interruption de trafic est-elle possible en France? Si l’architecture européenne est similaire, elle n’est pas forcément reproductible. Chaque pays dispose en effet de redondances et de procédures qui diffèrent.

Si le système actuel semble faillible, il est rassurant de savoir que d’ici 2035, le réseau GSM-R sera progressivement remplacé en France par le FRMCS, une technologie s’appuyant sur les communications 5G. Au lieu d’utiliser des segments sur la voie, ce qui introduit de longues distances entre les trains pour sécuriser le trafic, le FRMCS, également appelé CBTC (Communication-Based Train Control) ailleurs, implique un concept de bulle de sécurité autour de la rame qui transmet son positionnement, sa vitesse et sa direction à des intervalles de 90 secondes ou moins entre l’ordinateur central et les autres trains. Ce système plus dynamique augmente la fluidité au sein du réseau et permet une montée en charge du trafic et des vitesses plus importantes.

Si le CBTC est l’avenir du rail, il n’en demeure pas moins exempt de défauts. Plusieurs surfaces d’attaques sont d’ores et déjà identifiées, comme le brouillage des communications radio, la réplication des relais ou encore des positions fantômes. Il ne s’agit pas de situations théoriques, mais d’incidents réels, comme à Shenzhen, en Chine, où un blackout du Wi-Fi a provoqué des perturbations, ou encore en Pologne en 2023, où un simple émetteur de 30 dollars a interrompu la circulation d’une vingtaine de trains.

Si elle améliore la circulation, la numérisation du réseau ferroviaire entraîne avec elle la fragilisation d’un réseau stratégique à l’échelle nationale.

Pour allez plus loin, les sources : Le Monde, MSN, Le Dauphiné, The Cybersec Guru, Wikipedia

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Il voulait en faire un parc, ce sera un datacenter


C’est en 1999, dans la petite ville de Taylor, au Texas, qu’un fermier a décidé de faire don de ses terrains à la fondation « Texas Parks and Recreation ». Aujourd’hui, cette surface de 35 hectares, vendue par la municipalité pour la somme de 10 millions de dollars, va être transformée en centre de données.

Blueprint Projects Data Center

En 1999, M. Bland, fermier de son état, constate que les enfants de ses voisins n’ont pas de terrain pour jouer. Dans un élan de générosité, il décide alors de donner ses terres à une fondation afin qu’elle en assure la sauvegarde et qu’elle y crée une plaine de jeux. Il en informe ses voisins et procède à l’enregistrement de sa donation, pour laquelle il est facturé 10 dollars. En 2003, la fondation « Texas Parks and Recreation » qui a acquis le terrain le cède à une autre fondation du Texas, la « Williamson County », qui, un mois plus tard, le cède à la ville de Taylor. En 2008, soit cinq ans plus tard, la ville décide de vendre le terrain à une entreprise de développement, la « Taylor Economic Development Corporation (TEDC) », implantée à Taylor depuis 1994. Enfin, contre toute attente, en 2025, l’entreprise le cède à « Blueprint Data Centers » pour 10 millions de dollars.

Pour les voisins directs de la future installation, c’est la douche froide. La petite communauté s’indigne d’une part du non-respect des volontés du fermier, et d’autre part des problèmes de santé et de l’impact sur l’énergie, l’eau et le bruit que pourrait entraîner l’implantation de centres de données. La ville, elle, assure que tout sera fait pour limiter les nuisances et met en avant les 30 millions de dollars de taxes qui devraient tomber dans ses caisses au cours de la prochaine décennie. Même si son pouvoir est limité, elle n’a pas encore délivré de permis au promoteur du projet.

Source : Tom’s Hardware, 404Media

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Les américains ne veulent plus de datacentres



Le Japon semble intéressé par de nouvelles implantations de centres de données en France, notamment en raison de la grande disponibilité de l’énergie fournie par les centrales nucléaires. Cette nouvelle a suscité l’engouement des techno-solutionnistes libéraux de l’Hexagone. Outre-Atlantique, ces derniers mois ont vu s’affirmer une tendance aux antipodes du rêve français. Les Américains s’opposent de plus en plus à la construction de nouveaux centres de données, une demande qui a explosé avec l’avènement de l’intelligence artificielle. Ce revirement de l’opinion publique terrifie littéralement les entreprises de la tech.

Le dernier sondage de Heatmap pro indique que 71 % des Américains seraient prêts à s’opposer à tout projet de datacentres à proximité de leur domicile, dont 55 % affirment une opposition forte. Cette opposition est d’autant plus marquée chez les jeunes (18-34 ans). Neuf mois plus tôt, ils étaient 43 % à plébisciter de nouvelles constructions. À Monterey Park, en Californie, 86 % de la population a voté pour une interdiction définitive de toute implantation.

Alors que les progrès de l’intelligence artificielle font de plus en plus souvent la une, les centres de données se sont implantés ici et là dans les zones rurales, entraînant avec eux une explosion de la facture électrique, une raréfaction de l’eau, une diminution de la qualité de l’air, une augmentation du niveau de pollution sonore et même une hausse de la température à proximité directe des bâtiments.

Seuls les centres de données d’intelligence artificielle ont consommé 1 billion de litres d’eau aux États-Unis en 2025, une consommation annuelle qui frôle celle de deux millions d’Américains. Chaque jour, cette industrie consomme 2 trillions de litres, soit l’équivalent de la quantité d’eau mise en bouteille chaque jour dans le monde. Ce qui accentue la pression hydrique sur des terres dont 63 % sont actuellement en proie à la sécheresse. Cette industrie monopolise aujourd’hui 1,5 % de la consommation électrique mondiale, mais c’est la perspective d’avenir qui est problématique, avec, en 2030, des prévisions qui tablent au minimum sur un doublement de la consommation, soit 945 térawatt-heures. Soit la consommation annuelle de trois États : le Pakistan, le Nigeria et le Bangladesh. Une énergie qui alimente aujourd’hui 650 millions de personnes. Quant à l’empreinte au sol, elle devrait atteindre 15 000 km2, soit neuf fois la taille de Londres. Une série de prévisions désastreuses pour l’empreinte carbone, et donc pour le climat.

Ce sentiment de rejet, qui a gagné la population, est d’autant plus exacerbé par les licenciements massifs récents, le gel des salaires, les intrusions de plus en plus marquées dans la vie privée et la mise en place de plans de surveillance de masse. À l’inflation, à l’envolée du prix du pétrole et à l’augmentation des polices d’assurances s’ajoutent, pour certains ménages, l’explosion de leurs charges en eau et en électricité.

En 2026, la moitié des centres de données qui devaient ouvrir cette année ont été soit annulés, soit reportés. Alors que les géants de l’intelligence artificielle sont engagés dans une véritable course, certains, comme Meta, sont réduits à construire des dizaines de chapiteaux dont certains peuvent dépasser 11 000 m2 et sont alimentés par des générateurs de 200 mégawatts. Ainsi, des circuits valant plusieurs milliards de dollars sont abrités sous de simples tentes.

Selon une récente étude de Cloudflare, les « bots » sont désormais plus nombreux à parcourir le Web que les humains, et les agents IA monopolisent 57 % du trafic Internet, contre 42 %. Les agents IA sont désormais omniprésents, de la recherche comparative de vols aériens à l’assistant personnel ; l’ogre insatiable dévore le Web. Le trafic de ces « bots » explose particulièrement sur le territoire de Gibraltar, où ils drainent plus de 92 % des requêtes, suivis par Singapour qui rivalise avec l’Iran (76 %).

Enfin, il y a l’énorme levier économique mis en œuvre par les États-Unis, qui dépensent des milliards de dollars pour conserver leur hégémonie, notamment face à la Chine. Un enjeu national dont les fonds privés sont alimentés par les fonds de pension, le secteur de l’assurance, etc. Des fonds de plus en plus colossaux qui alimentent les quelque 5 381 datacentres des États-Unis, soit douze fois plus qu’en Chine. Et au bout du chemin, une bulle économique qui ne demande qu’à exploser.

Source : Barchart.com, Unu.edu

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cyberdeck
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Créer son Cyberdeck

Plutôt que d’acheter un nouveau portable quelques bricoleurs se lancent dans la création de leurs propres moutures généralement à base de Raspberry Pi, le résultat est plutôt impressionnant.

Une autre version séduisante est visible ici

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Un point sur Windows

Microsoft ne bénéficie plus vraiment d’une dynamique positive. Au fil du temps, l’entreprise s’est quelque peu égarée :

Tout d’abord, la simplification de son interface dans le but de rendre ses fonctionnalités accessibles aux néophytes, à l’image d’Apple, a finalement alourdi l’interface. Que ce soit les menus ou les options, ils s’empilent sans fin. Un simple exemple, il ne faut pas moins de sept clics pour modifier une adresse IP. L’héritage des versions précédentes fait que l’interface manque d’uniformité. Cette inconsistance est notable jusque dans l’affichage des icônes. Auparavant associés aux principales fonctions « créer, ouvrir, sauver, partager, imprimer », ils s’affichent aujourd’hui à chaque ligne de menu en arborant souvent une forme différente d’une application à l’autre. Un fondamental qui date pourtant de 1992. Autrefois innovante et créative, la firme de Redmond paraît aujourd’hui en panne d’inspiration.

Microsoft a beaucoup investi dans l’Intelligence Artificielle. Cependant, son intégration forcée ne fait pas l’unanimité. Les utilisateurs ne semblent pas apprécier la présence systématique d’outils d’IA dans leur environnement. Ce rejet soulève des questionnements, notamment de la part de Satya Nadella, CEO de Microsoft, ainsi que de Kevin Scott, CTO de l’entreprise. Ces derniers annonce une année pivot pour l’IA notamment l’intégration de nouveaux produits comme « Agent Launchers », qui permettra la création d’agents IA capables d’interagir avec vos données et applications. L’intégration de Copilot est maintenant omniprésente dans toutes les solutions du serveur au client; au point de renommer la suite Office en « Microsoft 365 Copilot app ». Il est vrai que des progrès notables ont été réalisés en terme de consommation d’énergie et des ressources, mais la demande en eau et en électricité des datas centers ne cesse de progresser, au détriment des particuliers.


Les belles promesses annoncées par Sam Altman dans son « age de l’intelligence » trouvent désormais une résonnance particulière dans le terme « Slop » qui désigne « un contenu de pauvre qualité généré par une intelligence artificielle« .

Bannière sur Office.com qui devient Microsoft 365 Copilot App

Au fil du temps, Windows est devenu très gourmand en ressources. La présence d’outils de tracking et de télémétrie consomme beaucoup de mémoire, à tel point qu’il faut désormais plus de 3,5 Go de RAM pour faire tourner le système. Sont aussi en cause, l’intégration de la couche Xbox et les nombreux logiciels préinstallés qualifiés de « bloatwares ». Ce mille-feuilles impacte les performances des machines et ajoute de la confusion dans les menus.

Tom’s Hardware a récemment testé les six dernières générations de l’OS, de Windows XP à Windows 11. La dernière version arrive le plus souvent bonne dernière :

Démarrage : Windows 8.1 est la version la plus rapide, tandis que Windows 11 est la plus lente.

Stockage : Windows XP nécessitait 19 Go d’espace disque, Windows 11 en réclame désormais 38 Go, contre 44 Go pour Windows 7.

Mémoire : Windows XP consommait 0,8 Go de RAM, alors que Windows 11 peut atteindre 3,7 Go, voire 5 Go en utilisation, notamment avec un navigateur chargé.

Applications : Windows 11 est aussi le plus lent pour ouvrir cinq applications simultanément (Explorateur de fichiers, MSPaint, Calculatrice, Lecteur Adobe PDF et VLC).

Benchmarks : La plupart du temps, Windows 11 termine dernier sur l’ensemble des tests.

Autrefois système privilégié pour le jeu, Linux est aujourd’hui souvent plus performant pour l’exécution des jeux vidéo. Quelques nuances cependant :

Les dernières architectures, notamment Harrow Lake H, tirent d’avantage parti de Windows, qui s’en sort mieux à configuration égale face à Linux. Une avance qui devrait encore s’accroitre avec l’arrivée des chipset Intel 18A « Panther Lake » (77% de performance supplémentaire par rapport à du « Lunar Lake »).

La compatibilité des jeux sous Linux s’élève à environ 80 %, mais elle ne représente que 3,2% en terme de « marketshare » et surtout certains jeux multi-joueurs très populaires comme « Bayonetta », « League of Legends » ou « Fortnite » ne sont utilisables que sous Windows.

Nombreux sont les utilisateurs souhaitant aujourd’hui basculer sous Linux. Ce dernier présente aujourd’hui des interfaces rapides et performantes et offre sécurité et confidentialité des données. Il convient pour une utilisation quotidienne classique. À condition toutefois de ne pas avoir peur des imperfection logiciels ou de mettre les mains dans le terminal pour adapter une configuration. Quant à Windows, il conviendra mieux aux créateurs du fait de son incomparable bibliothèque de logiciels et de sa flexibilité en termes d’intégration de périphériques externes.

En novembre 2025 les statistiques de référence de « statcounters » donnait pour les ordinateurs de type desktop 66,5% de part de marché pour les systèmes à base de Windows, et loin derrière 8% d’OS X, 4,7% de MacOS, 3,8% de Linux et 1,3% de chrome OS.

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Le bloc-notes magique de chez X-Pen


L’arrivée des blocs-notes numériques s’accentue de jour en jour avec l’arrivée de nouveaux écrans E Ink couleur et l’utilisation intensive du stylet.


La société X-Pen propose une tablette basée sur la technologie NXTPAPER de TCL. Elle constitue une concurrente sérieuse face à la Kindle Scribe d’Amazon. La Magic Note Pad est à la fois une liseuse et un bloc-notes.

L’originalité de cette tablette réside principalement dans son mode d’affichage trois en un. Elle propose un mode couleur naturelle affichant des teintes chaleureuses et vives, un mode nuit basé sur des couleurs plus douces et moins saturées afin de réduire la fatigue visuelle et enfin un mode papier orienté lecture affichant les caractères en noir et blanc et les photos en niveaux de gris.
Avec ses 16,7 millions de couleurs, l’écran affiche une luminosité moyenne de 400 nits, ce qui la place au milieu des périphériques de type tablette et téléphone. Cependant, sa résolution de seulement 1920 par 1200 pixels est décevante, tout comme sa fréquence de rafraîchissement d’à peine 100 Hz. On soulignera l’avantage de cette technologie, qui est de procurer un confort de lecture proche de celui du papier, notamment en réduisant l’effet de balayage de l’image, mais surtout en diminuant drastiquement la lumière bleue, si dommageable pour la vision.

Coté bloc note la tablette s’appuit sur une application XPen Note pour la saisie de notes, le dessin voir même la peinture. En effet le périphérique dispose d’une collection de brosses et son stylet de saisie est particulièrement sensible puisque ça définition approche les 16K. Comprenez 16 384 niveaux de pressions, là ou la concurrence, vous propose, en générale, une sensibilité quatre fois moindre. Sur le stylet se trouve un bouton raccourci, pour basculer, par exemple, de l’écriture à la gomme en une pression de doigt. Après utilisation, le stylet s’accroche à la tablette sur son support magnétique. Il faut dire qu’X-pen a une bonne expérience dans ce domaine puisque l’activité principale de l’entreprise repose sur la création de tablettes à dessin.

L’application de prise de notes permet l’importation de PDF et la modification de ces derniers grâce à une saisie en écriture manuscrite qui peut être convertie en caractères d’imprimerie. Les documents seront ensuite stockés dans le cloud.

Le reste du périphérique est somme toute classique. Du côté du logiciel, il est propulsé par Android 14 et dispose d’une suite compatible Office. L’interface est bien pensée, avec des fonctions telles que l’adjonction de notes de lecture par une simple pression sur l’écran en maintenant simultanément le bouton du stylet. Il est également possible d’utiliser un bouton flottant pour accéder rapidement à des raccourcis. Et enfin, la division de l’écran qui vous permet de faire tourner deux applications en parallèle.
Pour une fois, le marketing ne fait aucune mention du terme IA. Ce qui est curieux pour un produit on ne peut plus moderne.

Côté hardware, avec ses 7 mm d’épaisseur et ses 495 g, elle renferme une grosse batterie de 8 000 mAh dont la puissance de chargement plafonne à 20 W. Côté mémoire, les 6 Go de RAM et les 128 Go de ROM sont confortables. Côté processeur, le choix s’est porté sur le MT8781, un processeur 8 cœurs de chez Mediatek, un classique, mais pas une foudre de guerre.

Le Magic Notepad est déjà disponible au prix de 395,99 dollars.

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NXTPAPER 11 Plus un écran proche du papier


Le géant chinois TCL lance la NXTPAPER 11 Plus, une tablette basée sur une technologie propriétaire dont les bases ont été jetées il y a cinq ans et qui permet d’obtenir un écran couleur avec un rendu proche du papier. Présentée en janvier au dernier CES, cette tablette devrait prochainement arriver sur le marché européen, avec un prix annoncé de 249 euros.

TCL, à l’origine « Telephone Communication Limited », est une entreprise d’État chinoise créée en 1981. Sous la marque TTK, elle fabrique principalement des cassettes audio. De 1994 à 2017, l’entreprise s’implante au Vietnam. Elle fabrique des téléviseurs et des lecteurs DVD sous la marque Thomson, ainsi que des téléphones mobiles sous licence Alcatel, dont elle devient l’actionnaire majoritaire. En 2002, le groupe annonce l’acquisition du groupe Schneider (Schneider, Dual, Logix, Albona, etc.) et ferme son site historique de fabrication en Allemagne. En 2014, TCL change de dénomination commerciale pour devenir « The Creative Life ». Après avoir produit des téléphones sous la marque Blackberry, l’entreprise acquiert Palm, détenue par HP. Toutefois, sa présence sur le marché des smartphones reste confidentielle.
TCL est surtout présent sur le marché des téléviseurs. En fabriquant des dalles pour le compte de Samsung, TCL atteint dès 2020 la seconde place du marché mondial, puis en 2022, elle devient leader des écrans grand format.

En 2020, TCL lance une technologie propriétaire dont le confort de vision se veut proche de celui du papier, contrairement à l’E-Ink. Basée sur le LCD, sa matrice est au format nano. Elle offre une gamme de couleurs plus étendue et un taux de rafraîchissement élevé, ce qui permet de l’utiliser pour les jeux et le divertissement. Le NXTPAPER 4.0 se caractérise notamment par un écran LCD mat et un filtre lumière bleue, un taux de rafraîchissement élevé de 120 Hz et une luminosité de 550 nits.

La tablette NXTPAPER 11 Plus est équipée d’un écran tactile 2.2K au format 11 pouces, d’un processeur MediaTek Helio G100 cadencé à 2,2 GHz et d’une large batterie de 8 000 mAh avec un mode de charge rapide de 33 W. Sur le plan audio, elle est dotée de quatre haut-parleurs. Côté mémoire, le périphérique offre 12+8 GB de RAM et un stockage un peu faible avec 256 GB. Une configuration Android 15 somme toute standard sur le marché d’aujourd’hui, à un prix raisonnable. Vous l’aurez compris, c’est l’écran qui peut faire toute la différence.

Bien sûr, comme toutes les dernières tablettes, on ne saurait échapper à une couche logicielle dotée d’intelligence artificielle. TCL a fait le choix intéressant de privilégier une fois encore son écran avec un mode intelligent qui se décline sur 8 réglages adaptatifs de la luminosité, du contraste, de la chaleur des couleurs et du taux de rafraîchissement, afin de réduire la fatigue visuelle. Vous pouvez ainsi rapidement basculer vers des réglages de base pour visualiser des vidéos en mode lecture avec une visualisation en noir et blanc adaptée à la lecture, ou un mode couleur dédié aux bandes dessinées. Le deuxième axe de l’IA est principalement orienté vers la prise de notes, qui peut notamment se faire avec un stylet. Il vous assiste au niveau du texte avec des fonctionnalités de résumé, de traduction et des automatismes au niveau du courrier électronique et du calendrier.

Cette tablette propose de bons points techniques, un écran qui sort clairement du lot et un prix global attractif. Disponible prochainement.

Source : TCL

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Era Color de Pocketbook, la liseuse en couleur


Pocketbook annonce la Era Color, une petite tablette avec un écran E-Ink couleur. Ces écrans, nouvelle génération, permettent enfin un affichage en couleur avec une faible consommation. La Era Color est une tablette au format 7″. Pour un confort de lecture optimal, la couleur de l’écran peut s’adapter pour la lecteur avec une couleur de fond jaune ou blanche (chaude ou froide). En plus de son afficheur couleur, la tablette est compatible avec six formats audio, et dispose d’un haut parleur pour lire les livres audios.

Ce type de format est adapté aux voyages, sont faible encombrement et les caractéristiques de la tablette, résistante à la poussière et aux projections d’eau, en font un périphérique nomade idéal. On peut l’utiliser à la plage ou sous la pluie. La couleur ouvre la porte de la bande dessinée aux liseuses toutefois, nous n’avons pas eut l’objet entre le main, et il faut bien dire que jusqu’à présent les liseuses étaient mal adaptées pour la lecteur de BD. Le processeur est souvent trop faible pour avoir une lecture et un déplacement de page fluide.

Pas de prix ni de disponibilité annoncé pour le moment.

Source : Pocketbook

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Ashburn, l’œil du web


Ashburn est une ville de Virginie, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Washington, dans le comté de Loudoun. Elle est voisine d’un grand aéroport (Dulles) à proximité de la capitale Washington. Vers 1800, un propriétaire y possédait la seule plantation existante nommée « Farmwell ». Le nom d’Ashburn apparaît pour la première fois aux alentours de 1870, dans un leg, mentionant le nom d’un ami proche du propriétaire du domaine. Depuis 1990, la population a été multipliée par trente. Située dans le « couloir technologique de Dulles », cette localité a la particularité d’avoir sur son sol la plus grande concentration mondiale de centres de données : les datacenters.

Si le nom de cette petite ville vous est inconnu, vos flux de données y ont forcément transité. Par ce petit point sur la carte, se concentre chaque jour, d’après les estimations, près de 70% du traffic internet international. Ashburn n’est pas devenu un nœud de transit du traffic mondial d’internet par hasard. À partir de 1960, l’agence pour les projets de recherche avancés de défense, dénommée ARPA , est située à Arlingtown, près de Washington. Elle commence à travailler sur le projet Arpanet : le précurseur d’internet. Ce dernier doit relier à travers un réseau maillé le ministère de la Défense aux instituts de recherche. Dès lors, cette région apparaît comme un des nœuds du premier réseau, pierre angulaire d’Internet, qui perdurera officiellement jusqu’en 1990. En 1992, plusieurs fournisseurs de réseaux décident alors de créer en Virginie du Nord, un des premiers nœuds d’inter-connexions, un des centres de transit majeur de l’internet. C’est donc tout naturellement qu’en 1998, l’entreprise American Online, plus connu sous le nom d’AOL, implante son siège social à Loudoun. L’entreprise se fixe à proximité de ce point central du réseau, entrainant avec elle des investissements d’infrastructure au sein du réseau de télécommunication à travers le câble et la fibre, mais aussi sur le réseau énergétique.

Il y a plusieurs facteurs conjugués qui sont à l’origine du développement d’Ashburn :

  • La ville est située à proximité du cœur de la politique américaine, Washington.
  • Le coût de l’énergie y est en moyenne 30% plus avantageux que sur le reste du territoire. On le doit principalement à la rivière Potomac et à ses barrages.
  • La région est stable avec un climat favorable et peu de catastrophes naturelles.
  • De la création des interconnexions résulte un réseau de fibres optiques dense et solide.
  • Les grandes universités de la région contribuent à la formation de cerveaux, le niveau d’étude y est deux fois supérieur au reste du pays.
  • Des avantages fiscaux. L’état de Virginie étant le premier à mettre en place, dès 2009, des exonérations pour les centres de données.
  • De nombreux terrains sont disponibles et des permis simplifiés ont été instaurés.

Ashburn. Vue du ciel des centres de données (Googlemap)

Ashburn se trouve à l’épicentre de la « Data Center Alley », la ville concentre plus de 120 centres de données, 170 pour le district de Loudon sur un confetti de 50 km2 (avec 2 km2 pour les seuls centres) et plus de 300 centres pour l’ensemble du couloir. Parmi les entreprises sur place, on trouve Equinix, le leader mondial des centres de données (couverture 30 pays et près de 250 datacenters), La fondation Wikipédia et ses serveurs primaires, Amazon y a localisé 70% de ses IP, Digital Reality une société spécialisée dans la gestion de centres serveurs, NTT le géant des télécommunications japonais, le service entreprise de l’opérateur américain Verizon, etc.

Contrairement aux bureaux et aux entrepôts, les centres de données nécessitent peu de services. Ce sont de véritables poids lourds pour la dynamique régionale. Pour le seul comté de Loudoun, la recette fiscale avoisine les 600 million de dollars (30% du budget global), de quoi subvenir à l’ensemble de ses dépenses.

L’avenir n’est pas pour autant sans nuages, les datacenters sont gourmands en énergie. Très gourmands. L’état de Virginie ne dispose que de peu de sources d’énergies renouvelables. Le principal fournisseur d’énergie « Dominion » voit fuir 20% de son offre à destination de ses montres énergivores. Le fournisseur se trouve en difficulté.

L’augmentation du trafic et des besoins de stockages croissants, les applications comme le streaming ou l’intelligence artificielle sont autant d’accélérateurs qui entrainent la multiplication des centres de données, mais l’électricien se trouve en difficulté. Avec un triplement de leurs consommations au cours des huit dernières années, et la signature de nouveaux contrats qui vont conduire à un doublement des besoins d’ici à 2028, le fournisseur a dors et déjà annoncé qu’il serait dans l’incapacité de fournir, à l’avenir, de l’énergie pour tous ces nouveaux centres. Ce qui diffère leurs constructions de plusieurs années. Il avait même été question, d’utiliser des générateurs fossiles afin de soulager la pression sur le réseau électrique. Le géant Amazon disposant, en secours ultime, d’une batterie de générateurs diesels, dont la puissance délivrée représente l’équivalent en consommation d’une ville comme New-York, et ce, pendant une journée. Une dérogation avait même été mise en place pour les centres de données leur permettant d’utiliser 4500 de ces générateurs diesel. Une mesure qui sera par la suite amputée puis suspendue au regard de sa position, à l’antipode du combat contre la crise climatique et au grand soulagement des riverains naturellement hostiles à une telle mesure qui menaçait directement la qualité de l’air qu’ils respirent.

L’énergie des acteurs du numérique du plus polluant au plus vertueux (Greenpeace)

Alors que les infrastructures de l’industrie du numérique s’étendent sur des surfaces de plus en plus grandes, elles se trouvent aujourd’hui confrontées à des limites énergétiques. Autrefois, loin des habitations, leurs territoires empiètent désormais sur celui des zones résidentielles. Cette expansion est maintenant à l’origine de plaintes des riverains, principalement à cause du ronronnement permanent des milliers de serveurs qui ne dorment jamais. Les pouvoirs locaux, jusqu’à présent peu enclins à poser des jalons, commencent à légiférer.

Sources : Arrêt sur image, Governing, Business Insider, Radio-Canada, Gizmodo, Greenpeace

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