voyage aléatoire au détour du Web

Internet

Des sous pour Facebook
Humour

Le pari fou de Mark Zuckerberg


Alors que les plateformes de paris en ligne battent des records de popularité (Polymarket, Kalshi, etc.), entraînant dans leur sillage des addictions croissantes aux jeux d’argent et des affaires de corruption issues de délits d’initiés. Il semblait donc tout naturel qu’un milliardaire, attiré par l’odeur du dollar, se lance à son tour dans le développement d’une nouvelle application de prédiction de marché. Votre nouveau bookmaker virtuel vous invite à parier sur tout et n’importe quoi : l’équipe gagnante de la Coupe du monde de football, le prix du bitcoin, des guerres et des conflits, l’éviction ou le futur gagnant de l’élection présidentielle, etc.

Il faut bien reconnaître cette qualité à Mark Zuckerberg, le PDG de Meta : il excelle à créer des produits qui révèlent le pire de l’humanité.

Après son métavers, un échec à 70 milliards, censé offrir à nos chères petites têtes blondes un monde numérique en trois dimensions plus attractif que le réel, avec sa population de néonazis et de pédocriminels bien réels. Après ses lunettes connectées, l’accessoire discret et indispensable pour filmer les gens à leur insu et envoyer en toute discrétion ses petits moments de vie au Kenya pour analyse, enfreignant du même coup toutes les lois sur la protection de la vie privée.

Le cimetière de Facebook déborde de produits mal conçus, avortés ou qui n’ont pas trouvé leur public : Deals, un tueur de coupons promotionnels ; Crédits, une cryptomonnaie destinée aux micro-paiements à l’intérieur des jeux Facebook ; Beacon, un mouchard capable de vous pister sur les sites partenaires quand vous quittez Facebook ; Questions, un clone de Quora qui restera un point d’interrogation, etc.

Avec « Arena », la nouvelle application qui sent bon le gladiateur, le lancer de rétiaire marketing et le coup de sica dans le portefeuille. Mark va tenter d’attirer de nouveaux clients avec une seule promesse, dont on sait d’avance qu’elle ne sera pas tenue : « Devenez riche ! »

Mais Mark sait que la route vers la lumière est semée d’embûches, d’échecs et de déceptions. Aussi déclarait-il : « Même Beyoncé a dû écrire des centaines de chansons avant d’enregistrer Halo. » Il faudrait peut-être lui dire que ce morceau est l’œuvre de Ryan Tedder, auteur-compositeur et interprète du groupe OneRepublic, et d’Evan Bogart. Mark, encore tout faux !

Source : Yahoo, Vox, Wikipedia

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Informatique

Il voulait en faire un parc, ce sera un datacenter


C’est en 1999, dans la petite ville de Taylor, au Texas, qu’un fermier a décidé de faire don de ses terrains à la fondation « Texas Parks and Recreation ». Aujourd’hui, cette surface de 35 hectares, vendue par la municipalité pour la somme de 10 millions de dollars, va être transformée en centre de données.

Blueprint Projects Data Center

En 1999, M. Bland, fermier de son état, constate que les enfants de ses voisins n’ont pas de terrain pour jouer. Dans un élan de générosité, il décide alors de donner ses terres à une fondation afin qu’elle en assure la sauvegarde et qu’elle y crée une plaine de jeux. Il en informe ses voisins et procède à l’enregistrement de sa donation, pour laquelle il est facturé 10 dollars. En 2003, la fondation « Texas Parks and Recreation » qui a acquis le terrain le cède à une autre fondation du Texas, la « Williamson County », qui, un mois plus tard, le cède à la ville de Taylor. En 2008, soit cinq ans plus tard, la ville décide de vendre le terrain à une entreprise de développement, la « Taylor Economic Development Corporation (TEDC) », implantée à Taylor depuis 1994. Enfin, contre toute attente, en 2025, l’entreprise le cède à « Blueprint Data Centers » pour 10 millions de dollars.

Pour les voisins directs de la future installation, c’est la douche froide. La petite communauté s’indigne d’une part du non-respect des volontés du fermier, et d’autre part des problèmes de santé et de l’impact sur l’énergie, l’eau et le bruit que pourrait entraîner l’implantation de centres de données. La ville, elle, assure que tout sera fait pour limiter les nuisances et met en avant les 30 millions de dollars de taxes qui devraient tomber dans ses caisses au cours de la prochaine décennie. Même si son pouvoir est limité, elle n’a pas encore délivré de permis au promoteur du projet.

Source : Tom’s Hardware, 404Media

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Informatique

Les américains ne veulent plus de datacentres



Le Japon semble intéressé par de nouvelles implantations de centres de données en France, notamment en raison de la grande disponibilité de l’énergie fournie par les centrales nucléaires. Cette nouvelle a suscité l’engouement des techno-solutionnistes libéraux de l’Hexagone. Outre-Atlantique, ces derniers mois ont vu s’affirmer une tendance aux antipodes du rêve français. Les Américains s’opposent de plus en plus à la construction de nouveaux centres de données, une demande qui a explosé avec l’avènement de l’intelligence artificielle. Ce revirement de l’opinion publique terrifie littéralement les entreprises de la tech.

Le dernier sondage de Heatmap pro indique que 71 % des Américains seraient prêts à s’opposer à tout projet de datacentres à proximité de leur domicile, dont 55 % affirment une opposition forte. Cette opposition est d’autant plus marquée chez les jeunes (18-34 ans). Neuf mois plus tôt, ils étaient 43 % à plébisciter de nouvelles constructions. À Monterey Park, en Californie, 86 % de la population a voté pour une interdiction définitive de toute implantation.

Alors que les progrès de l’intelligence artificielle font de plus en plus souvent la une, les centres de données se sont implantés ici et là dans les zones rurales, entraînant avec eux une explosion de la facture électrique, une raréfaction de l’eau, une diminution de la qualité de l’air, une augmentation du niveau de pollution sonore et même une hausse de la température à proximité directe des bâtiments.

Seuls les centres de données d’intelligence artificielle ont consommé 1 billion de litres d’eau aux États-Unis en 2025, une consommation annuelle qui frôle celle de deux millions d’Américains. Chaque jour, cette industrie consomme 2 trillions de litres, soit l’équivalent de la quantité d’eau mise en bouteille chaque jour dans le monde. Ce qui accentue la pression hydrique sur des terres dont 63 % sont actuellement en proie à la sécheresse. Cette industrie monopolise aujourd’hui 1,5 % de la consommation électrique mondiale, mais c’est la perspective d’avenir qui est problématique, avec, en 2030, des prévisions qui tablent au minimum sur un doublement de la consommation, soit 945 térawatt-heures. Soit la consommation annuelle de trois États : le Pakistan, le Nigeria et le Bangladesh. Une énergie qui alimente aujourd’hui 650 millions de personnes. Quant à l’empreinte au sol, elle devrait atteindre 15 000 km2, soit neuf fois la taille de Londres. Une série de prévisions désastreuses pour l’empreinte carbone, et donc pour le climat.

Ce sentiment de rejet, qui a gagné la population, est d’autant plus exacerbé par les licenciements massifs récents, le gel des salaires, les intrusions de plus en plus marquées dans la vie privée et la mise en place de plans de surveillance de masse. À l’inflation, à l’envolée du prix du pétrole et à l’augmentation des polices d’assurances s’ajoutent, pour certains ménages, l’explosion de leurs charges en eau et en électricité.

En 2026, la moitié des centres de données qui devaient ouvrir cette année ont été soit annulés, soit reportés. Alors que les géants de l’intelligence artificielle sont engagés dans une véritable course, certains, comme Meta, sont réduits à construire des dizaines de chapiteaux dont certains peuvent dépasser 11 000 m2 et sont alimentés par des générateurs de 200 mégawatts. Ainsi, des circuits valant plusieurs milliards de dollars sont abrités sous de simples tentes.

Selon une récente étude de Cloudflare, les « bots » sont désormais plus nombreux à parcourir le Web que les humains, et les agents IA monopolisent 57 % du trafic Internet, contre 42 %. Les agents IA sont désormais omniprésents, de la recherche comparative de vols aériens à l’assistant personnel ; l’ogre insatiable dévore le Web. Le trafic de ces « bots » explose particulièrement sur le territoire de Gibraltar, où ils drainent plus de 92 % des requêtes, suivis par Singapour qui rivalise avec l’Iran (76 %).

Enfin, il y a l’énorme levier économique mis en œuvre par les États-Unis, qui dépensent des milliards de dollars pour conserver leur hégémonie, notamment face à la Chine. Un enjeu national dont les fonds privés sont alimentés par les fonds de pension, le secteur de l’assurance, etc. Des fonds de plus en plus colossaux qui alimentent les quelque 5 381 datacentres des États-Unis, soit douze fois plus qu’en Chine. Et au bout du chemin, une bulle économique qui ne demande qu’à exploser.

Source : Barchart.com, Unu.edu

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Internet

Firefox : Les Russes sous le joug de la censure 


La société Américaine Firefox a retiré l’accès à certaines extensions de type VPN qui permettait de contourner la censure d’état à partir du territoire Russe. Il semblerait que la demande provienne directement de Roskomnadzor, le « Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l’information et des médias de masse ». Sont concernés, au moins, les extensions « Censor Tracker« , « Runet Censorship bypass« , « Free VPN Proxyplanet VPN« , « FastProxy« , …

L’information provient d’un forum de Mozilla. Il semble que l’entreprise ait finalement décidé de supprimer les extensions suite aux demandes répétées du gouvernement Russe sans en avertir les créateurs. L’utilisation de VPN ou encore de Tor est illégal en Russie sous prétexte de « protéger l’espace numérique russe des influences extérieures ».

Une décision qui remet gravement en cause la charte et les valeurs de Mozilla qui prone un Internet libre et ouvert à tous.

Mise à jour :

Mozilla affirme que la suppression des extensions était temporaire. Cette initiative était à l’origine liée à la protection des utilisateurs Russes qui s’exposent à des sanctions et des peines de justice ou de prison en contournant la censure d’état. Nous ne trouvons pas de source qui corrobore cette dernière déclaration, qui apparait plutôt comme un mea-culpa. Toutefois, le groupe a décidé, au grand dam du Kremlin, de rétablir l’accès aux extensions mentionnées plus haut.

Source The Intercept, Clubic

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Informatique

Ashburn, l’œil du web


Ashburn est une ville de Virginie, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Washington, dans le comté de Loudoun. Elle est voisine d’un grand aéroport (Dulles) à proximité de la capitale Washington. Vers 1800, un propriétaire y possédait la seule plantation existante nommée « Farmwell ». Le nom d’Ashburn apparaît pour la première fois aux alentours de 1870, dans un leg, mentionant le nom d’un ami proche du propriétaire du domaine. Depuis 1990, la population a été multipliée par trente. Située dans le « couloir technologique de Dulles », cette localité a la particularité d’avoir sur son sol la plus grande concentration mondiale de centres de données : les datacenters.

Si le nom de cette petite ville vous est inconnu, vos flux de données y ont forcément transité. Par ce petit point sur la carte, se concentre chaque jour, d’après les estimations, près de 70% du traffic internet international. Ashburn n’est pas devenu un nœud de transit du traffic mondial d’internet par hasard. À partir de 1960, l’agence pour les projets de recherche avancés de défense, dénommée ARPA , est située à Arlingtown, près de Washington. Elle commence à travailler sur le projet Arpanet : le précurseur d’internet. Ce dernier doit relier à travers un réseau maillé le ministère de la Défense aux instituts de recherche. Dès lors, cette région apparaît comme un des nœuds du premier réseau, pierre angulaire d’Internet, qui perdurera officiellement jusqu’en 1990. En 1992, plusieurs fournisseurs de réseaux décident alors de créer en Virginie du Nord, un des premiers nœuds d’inter-connexions, un des centres de transit majeur de l’internet. C’est donc tout naturellement qu’en 1998, l’entreprise American Online, plus connu sous le nom d’AOL, implante son siège social à Loudoun. L’entreprise se fixe à proximité de ce point central du réseau, entrainant avec elle des investissements d’infrastructure au sein du réseau de télécommunication à travers le câble et la fibre, mais aussi sur le réseau énergétique.

Il y a plusieurs facteurs conjugués qui sont à l’origine du développement d’Ashburn :

  • La ville est située à proximité du cœur de la politique américaine, Washington.
  • Le coût de l’énergie y est en moyenne 30% plus avantageux que sur le reste du territoire. On le doit principalement à la rivière Potomac et à ses barrages.
  • La région est stable avec un climat favorable et peu de catastrophes naturelles.
  • De la création des interconnexions résulte un réseau de fibres optiques dense et solide.
  • Les grandes universités de la région contribuent à la formation de cerveaux, le niveau d’étude y est deux fois supérieur au reste du pays.
  • Des avantages fiscaux. L’état de Virginie étant le premier à mettre en place, dès 2009, des exonérations pour les centres de données.
  • De nombreux terrains sont disponibles et des permis simplifiés ont été instaurés.

Ashburn. Vue du ciel des centres de données (Googlemap)

Ashburn se trouve à l’épicentre de la « Data Center Alley », la ville concentre plus de 120 centres de données, 170 pour le district de Loudon sur un confetti de 50 km2 (avec 2 km2 pour les seuls centres) et plus de 300 centres pour l’ensemble du couloir. Parmi les entreprises sur place, on trouve Equinix, le leader mondial des centres de données (couverture 30 pays et près de 250 datacenters), La fondation Wikipédia et ses serveurs primaires, Amazon y a localisé 70% de ses IP, Digital Reality une société spécialisée dans la gestion de centres serveurs, NTT le géant des télécommunications japonais, le service entreprise de l’opérateur américain Verizon, etc.

Contrairement aux bureaux et aux entrepôts, les centres de données nécessitent peu de services. Ce sont de véritables poids lourds pour la dynamique régionale. Pour le seul comté de Loudoun, la recette fiscale avoisine les 600 million de dollars (30% du budget global), de quoi subvenir à l’ensemble de ses dépenses.

L’avenir n’est pas pour autant sans nuages, les datacenters sont gourmands en énergie. Très gourmands. L’état de Virginie ne dispose que de peu de sources d’énergies renouvelables. Le principal fournisseur d’énergie « Dominion » voit fuir 20% de son offre à destination de ses montres énergivores. Le fournisseur se trouve en difficulté.

L’augmentation du trafic et des besoins de stockages croissants, les applications comme le streaming ou l’intelligence artificielle sont autant d’accélérateurs qui entrainent la multiplication des centres de données, mais l’électricien se trouve en difficulté. Avec un triplement de leurs consommations au cours des huit dernières années, et la signature de nouveaux contrats qui vont conduire à un doublement des besoins d’ici à 2028, le fournisseur a dors et déjà annoncé qu’il serait dans l’incapacité de fournir, à l’avenir, de l’énergie pour tous ces nouveaux centres. Ce qui diffère leurs constructions de plusieurs années. Il avait même été question, d’utiliser des générateurs fossiles afin de soulager la pression sur le réseau électrique. Le géant Amazon disposant, en secours ultime, d’une batterie de générateurs diesels, dont la puissance délivrée représente l’équivalent en consommation d’une ville comme New-York, et ce, pendant une journée. Une dérogation avait même été mise en place pour les centres de données leur permettant d’utiliser 4500 de ces générateurs diesel. Une mesure qui sera par la suite amputée puis suspendue au regard de sa position, à l’antipode du combat contre la crise climatique et au grand soulagement des riverains naturellement hostiles à une telle mesure qui menaçait directement la qualité de l’air qu’ils respirent.

L’énergie des acteurs du numérique du plus polluant au plus vertueux (Greenpeace)

Alors que les infrastructures de l’industrie du numérique s’étendent sur des surfaces de plus en plus grandes, elles se trouvent aujourd’hui confrontées à des limites énergétiques. Autrefois, loin des habitations, leurs territoires empiètent désormais sur celui des zones résidentielles. Cette expansion est maintenant à l’origine de plaintes des riverains, principalement à cause du ronronnement permanent des milliers de serveurs qui ne dorment jamais. Les pouvoirs locaux, jusqu’à présent peu enclins à poser des jalons, commencent à légiférer.

Sources : Arrêt sur image, Governing, Business Insider, Radio-Canada, Gizmodo, Greenpeace

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Informatique

Hologramme de Star Wars : le retour


La « visioconférence » du futur a été dévoilée lors du CES 2024, salon mondial de l’innovation, par Holoconnects et ses box 3D. Cette société néerlandaise permet de projeter une personne ou un objet à partir d’une vidéo, en direct ou en différé. La personne se modélise alors dans une Holobox à l’autre bout du globe. Ce qui est surprenant, c’est surtout le niveau de détail qu’offre la solution.

Holoconnects entend principalement se développer dans les secteurs du commerce, du tourisme, de la santé et de l’éducation. Avec plusieurs dispositifs déployés principalement en Europe, le fabricant propose entre autres, la sélection de produits sur l’écran tactile de la box ou encore celui d’hôtesse à distance.

L’Holobox de 2.06 m de haut affiche un tarif de 55.000 euros, mais il existe aussi un modèle mini mesurant seulement 61 cm. Le périphérique ne nécessite qu’une alimentation et une liaison internet, il intègre une glace anti-reflet, un système de haut-parleurs hifi, un écran transparent de 86 pouces et un écran tactile de 20 points.

On ne peut s’empêcher de songer à l’hologramme de Star Wars, dans sa version de 1977, au mur de téléprésence de France Télécom qui en 2002 qui pour la première fois permettait de projeter des personnes à taille réelle entre son centre de recherche de Lannion en Bretagne et Issy-Les-Moulineaux dans la banlieue parisienne. À la naissance du visiophone en 2004, probablement trop en avance sur son temps…

Ces produits qui offrent le don d’ubiquité nous fascinent. Pour quelques milliers d’euros, pour tout publicitaire, c’est toujours une bonne opération marketing.

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Lunettes 3D
Informatique

La mode est aux lunettes


Alors qu’Apple annonçait la prochaine disponibilité de son casque Apple vision Pro en quantité limitée (80 000 unités) et hors de prix ($3499 en 256Go) pour Avril; au CES 2024 deux modèles de lunettes beaucoup plus abordables se positionnaient comme solution aux écrans nomades. Si vous souhaitez un écran peu encombrant ou si vous êtes en déplacement les nouvelles dalles sont certe une des options, mais aujourd’hui, deux constructeurs au moins, veulent remplacer vos écrans par des lunettes.

Un écran grand format, voilà ce qu’il manque à votre console de jeux, à votre téléphone, à votre tablette, à votre PC portable, voir même peut-être à votre téléviseur… Et c’est sur ce créneau que se positionne ASUS avec les AirVision M1 et XREAL avec les Air 2 Ultra.

Pour les ASUS AirVision M1 la monture est équipée d’écrans OLED au format HD 1920 x 1080 pixels, de 1 100 cd/m2 ou nits et surtout un champs de vision vertical de 57° soit 2 points de plus que celui de votre œil. La luminosité des lunettes s’adape en fonction de votre environnement. La branche gauche de la lunette est dotée d’un touchpad pour la partie commande, et l’immersion sonore est délivrée par un système de haut-parleurs avec réduction des bruits ambiants. Tout comme votre environnement de bureau, l’affichage permet d’utiliser des écrans virtuels en différentes résolutions qu’ils soient verticaux ou horizontaux et ce quelque soit le ratio. Une rotation de la tête entraine naturellement le passage d’un écran virtuel à l’autre. Avec le touchpad vous contrôlez le passage d’une fenêtre à l’autre, la progression d’un film, ou encore la bascule en mode 3D. Il est intéressant de mentionner que l’aspect « vie privée » n’est pas délaissé, puisque les personnes à proximités ne seront pas en mesure de visualiser le contenu qui s’affiche à vos yeux. Encore à l’état de prototype, le prix et la date de sortie du périphérique ne sont pas connu.

XREAL n’en est plus au stade de prototype, fort de quatre versions précédentes, les Air 2 Ultra ont une définition similaire avec 1920 x 1080 pixels en 120 Hz en 2D avec maximum 500 nits et pour le format 3D du 90 Hz et un maximum de 250 nits. En 3D les lunettes agissent comme deux écrans séparés pour une résolution totale de 3840 x 1080  en 2D l’écran est en mode Full HD. Les lunettes intègre aussi un micro, un système de haut-parleurs. Mais les lunettes d’XREAL sont aussi équipées de capteurs d’environnement : deux caméras pour appréhender le monde extérieur, un capteur six axes, etc… Ce qui permet un affichage stable et ce quelque soit votre position. Les lunettes sont disponibles à la vente dés maintenant sur la boutique du fabricant pour 799 euros.

Les deux modèles sont compatibles avec les ports USB-C avec en supplément un affichage spatial pour les téléphones de la gamme Samsung S22 et S23 pour les XREAL.

Si le concept est intéressant, il reste à voir comment ces deux constructeurs et les autres, vont gérer les défaut de jeunesse de tels périphériques, tels que l’affichage de Netflix ou de Prime avec son contenu protégé ou encore le chargement des batteries, jusqu’alors le port USB-C offrant soit la visualisation soit le chargement, mais pas les deux à la fois.

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Informatique

Les câbles sous-marins : un enjeu vital

Quand vous regardez en streaming un concert à l’autre bout de la terre il y a de très fortes chances pour que votre flux de données traverse les océans par un câble de fibre optique.

Le premier à tenter une communication avec un signal lumineux est Alexander Graham Bell avec son photophone capable de transmettre la voix sur une distance de 200 mètres. Si l’invention de la fibre optique remonte aux années 1930 il faut attendre 1950 pour en voir réellement l’application avec son utilisation en endoscopie. C’est l’introduction du laser, à partir de 1960 qui va véritablement révolutionner le champs des communications. Au début les transmissions sont limitées à quelques centimètres, mais à partir de 1970 s’ouvre le champs des longues distances par l’élimination des pertes. C’est à Chicago en 1977 qu’est réalisée la première communication téléphonique optique.

Aussi fine que la taille d’un cheveu la fibre optique utilise la réfraction de la lumière pour transmettre des informations sur des dizaines de milliers de kilomètres. L’un des câbles les plus rapide se nome Amitié, c’est un câble transatlantique dont le débit peut atteindre 400 Térabits par seconde, soit l’équivalent de 400 000 fois votre débit, et encore si vous avez la chance de disposer d’une connexion fibre rapide.

L’utilisation des câbles sous-marins débute en 1850, aujourd’hui bien que le développement des communications satellitaires ne cesse de croître, 99% des communications, que cela soit des données ou de la téléphonie, passent par ces câbles de fibres optiques sous-marins. On en compte pas moins de 552.

Global Internet Map 2018Telegeography

Google, Amazone, Microsoft, ou encore Meta, sont des acteurs incontournables de l’Internet, leurs trafics ne cessent d’augmenter en volumes. On estime que ces sociétés monopolisent à hauteur de 2/3 les liens de transmissions de données et chaque année, ils enregistrent à eux seuls, une progression de 45 à 60% sur les seules fibres sous-marines. Aussi appelés « hyperscalers », ce sont eux qui tirent les volumes vers le haut avec un contenu qui ne cesse de croître. Un câble transatlantique coûte entre 350 et 400 millions de dollars. Au delà des « datas centers », le réseau est l’artère devenue vitale pour les hyperscalers, ils en sont donc naturellement venus à investir dans les câbles sous-marins. Un investissement qui va dépasser les 10 milliards de dollars d’ici 2025.

Carte des liaisons fibres sous-marines

Google est, par exemple, propriétaire de nombreux câbles comme Curie, la colonne vertébrale de l’Amérique du sud et centrale, ou encore Dunant, Equiano, Firmina, ou encore Grace Hopper.

Certains câbles ne font qu’une centaine de kilomètres comme le Adria-1 , un lien entre la Croatie, la Grèce et l’Albanie long de 440 km. Mais d’autres, comme le récent 2Africa, dépassent les 45 000 km.

Mais la technologie a aussi ses limites. Sur la fibre le signal chute après une cinquantaine de kilomètres, il est nécessaire de l’amplifier jusqu’au prochaine répéteur. Ces répéteurs sont gourmands en énergie, en parallèle des câbles de fibres optiques, on trouve donc des câbles électriques en cuivre. Sur une liaison trans-pacifique, 18 000 volts sont requis pour alimenter les répéteurs. D’une façon générale, dans un soucis de sécurité en alimentation, celle-ci est doublée à chaque bout du câble. Un ensemble de procédés permettent une circulation des données sans perte décrite par le théorème de Shannon. Dans cette course au débit, la section du câble augmente elle aussi, avec aujourd’hui 24 paires de fibres optique par câble.

Le câble Transatlantique Marea de Microsoft, Meta et Telxius

Le diamètre d’un câble n’est en général pas plus gros qu’un tuyau d’arrosage. Même s’il est protégé par une gaine en acier, le problème n’est pas si savoir si il sera coupé mais quand. En effet, dans le monde, on dénombre une coupure tout les 3 jours, soit une bonne centaine annuellement. La responsabilité est partagée entre les ancres et les équipements de pêche : dragues, chaluts, … Plus le câble est proche du rivage, plus les risque de coupures sont élevés. A l’échelle planétaire, au total, seul une dizaines de câbles sont indisponibles en simultanés. Ces coupures demandent de se rendre sur zone avec un navire et un équipement ad-hoc. Une quarantaines de câbliers sillonnent les mers du globe. La France en possède neuf. Les délais de réparation oscillent entre une quinzaine de jours à plusieurs mois.

Coupure sur le câble d’Orange Kanawa : 1700 km entre Guyane et Martinique

Ce long réseau de câbles sous-marin se déploie sur plus d’1,5 million de kilomètres, près de 3 fois la distance terre lune, il est aussi stratégique. il n’est ni à l’abris des attaques terroristes ni des catastrophe naturelles. Quotidiennement, ces autoroutes, qui reposent au fond des mers, véhiculent plus de 10 000 milliards de dollars de transactions financières. Même si le maillage est dense et qu’une nouvelle route puisse prendre le relais en cas de coupure, il existe toutefois des points de défaillance uniques. Que ça soit en zone de faibles densités de population, comme le Groenland dont la connexion repose sur un câble unique; ou encore l’île de Taïwan, et ses 27 câbles qui pourraient devenir une cible privilégiée en cas d’attaque de son voisin.


Couper les câbles sous-marins est une pratique ancienne, une première qui remonte à 1898, en pleine guerre hispano-américaine, l’USS Zafiro sectionne en baie de Manille l’unique câble entre les Philippines au continent asiatique. Le privant pour ainsi dire de communication avec le reste du monde.
La Russie, avec des chalutiers ou encore sous couvert de navires scientifiques, cartographie le fond des mers depuis de nombreuses années. En Méditerranée, en Manche, ou en Baltique, les coupures se multiplient. Les grandes puissances se livrent une guerre hybride pour le contrôle des câbles sous-marins.
Les câbles sont si vulnérables qu’un seul homme peut parfois mettre en danger tout un pays. En 2007, au large du Vietnam, un pêcheur à prélevé plus de 50 kilomètres de câbles afin d’en revendre le cuivre, paralysant la moitié du trafic de son pays.

Les enjeux de demain passe par la construction de câbles sous-marins plus résistants, d’une infrastructure plus résiliente. Au delà de la multiplication des liens, c’est probablement l’adjonction d’une couverture satellitaire qui en sera la clef.

Source : The Conversation et Cnet

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Informatique

Super Mario est un voleur de cryptos

Super Mario Forever est un clone de Super Mario 3, il est en téléchargement gratuit pour les nostalgiques. Mais Super Mario Forever, fort de ses 17 millions de téléchargements, cachait bien son jeu.

Le sympatique plombier, s’est transformé en voleur de jetons, c’est en tout cas ce que révèle Cycle Research and Intelligence Labs. Le jeu dissimule dans son programme d’installation un trojan sophistiqué capable d’aller chercher vos portes monnaies cryptos sur votre disque mais aussi d’espionner vos navigateurs et d’envoyer vos données sur un serveur Discord, et au final de miner du Monero à partir de votre ordinateur.

Le programme est discret puisqu’il échappe à la vigilance de nombreux antivirus y compris le logiciel defender de Microsoft.

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