voyage aléatoire au détour du Web

Étiquette : terre

Architecture

La biosphère, une allégorie climatique


À la fois design futuriste et symbole de modernité, ce bâtiment, composé de matériaux de construction issus de la transformation des énergies fossiles, a perdu sa peau avant de renaître sous la forme d’un musée de l’environnement. Une véritable allégorie climatique !

La Biosphère de nuit, source Wikipédia

En juillet 1964, les États-Unis annoncent leur participation à l’Exposition universelle de 1967 à Montréal. Le pavillon américain sera situé sur l’île Sainte-Hélène, juste en face de l’île Notre-Dame qui abrite le pavillon de l’URSS. Le projet est confié à l’architecte, artiste, philosophe et mathématicien Richard Buckminster Fuller, alors âgé de 70 ans, et à son associé, l’architecte Shoji Sadao. Tous deux présentent une architecture singulière : un dôme géodésique.

L’invention du dôme géodésique est attribuée à l’Allemand Walther Bauersfeld. Employé chez Carl Zeiss à Jena, il a élaboré le premier planétarium. Il imagine une structure dérivée de l’icosaèdre pour concevoir un bâtiment destiné à projeter les étoiles. Ce concept sera repris et popularisé trente ans plus tard par l’Américain Fuller. Ce dernier a construit son premier modèle en 1945 au Bennington College, dans le Vermont. La structure s’avère particulièrement résistante et intéresse rapidement l’armée, qui lui passe commande pour bâtir de nombreuses unités. L’architecte imagine des villes du futur, bâties dans des environnements hostiles et protégées sous leur dôme géodésique, qu’il s’agisse de l’Arctique ou de la Lune.

De 1920 jusqu’à sa mort en 1983, il consigne ses idées et sa correspondance dans un fonds d’archives considérable, connu sous le nom de Dymaxion Chronofile. Ce fonds d’archives, qui est conservé par la bibliothèque de l’université de Stanford, comprend plus de 140 000 documents, ainsi que 1 700 heures de documents vidéo et audio, soit plus de 400 mètres linéaires.

À Montréal, son pavillon, qui mêle structure métallique et facettes en acrylique, s’élève sur une hauteur d’environ vingt étages. Il est constitué de 24 000 tuyaux en acier. Semi-transparent, il impressionne par son volume. Il est traversé de part et d’autre par un monorail. À l’intérieur, on trouve plusieurs expositions sur l’Amérique créatrice, des Amérindiens à la conquête de l’espace. Au rez-de-chaussée, on trouve des éléments de la culture américaine, de la guitare d’Elvis Presley à une galerie de portraits d’acteurs et d’actrices hollywoodiens, en passant par des parures des populations indiennes. Un escalier mécanique de 41 mètres de haut amène les visiteurs à l’étage supérieur où sont présentées les capsules Gemini et Mercury avec leurs parachutes déployés. La nuit, le dôme s’illumine de l’intérieur.

Après l’exposition universelle, la sphère est offerte à la ville. Elle abrite une exposition permanente intitulée « Terre des Hommes » et se transforme en volière à oiseaux. Diverses expositions y sont présentées jusqu’en 1976.

La même année, la sphère est en chantier et nécessite un entretien de sa structure. D’autant que l’ouverture des Jeux olympiques de Montréal est prévue dans deux mois. Le 20 mai 1976, vers 14 heures, un chalumeau met le feu aux plaques d’acrylique qui recouvrent le dôme. Le bâtiment s’embrase rapidement et une épaisse colonne de fumée obscurcit le ciel. Malgré l’incendie, la structure métallique est peu endommagée ; une cinquantaine de ses tuyaux d’acier sont remplacés. La facture s’élève tout de même à plus d’un million de dollars canadiens. Ce qui explique peut-être pourquoi, à l’époque, on a préféré conserver sa structure dénudée sans remplacer l’enveloppe. Le lieu est abandonné jusqu’au début des années 1990.

En 1990, sous l’impulsion de la création du parc des îles, la mairie passe un accord avec Environnement Canada. Cinq ans plus tard, le pavillon renaît sous le concept de la Biosphère, un musée de l’eau destiné à mettre en valeur le Saint-Laurent et les Grands Lacs. En 2007, il devient le musée de l’environnement, puis intègre « l’Espace pour la vie », un ensemble muséal plus large, à partir de 2021.

Sources : Radio Canada, Métro, Wikipedia, Archives de Montréal

Continue reading →
Espace

Un débris de l’ISS va s’écraser sur terre


Ce weekend, une palette de 48 batteries nickel-hydrogène en provenance de la station spatiale ISS va retomber sur terre. L’astrophysicien Jonathan McDowell, sur son compte X mentionne que l’objet ne sera pas complètement détruit lors de sa rentrée dans l’atmosphère, une charge résiduelle de près d’une demie-tonne devrait retomber sur terre. À l’origine, un problème de lancement d’un Soyouz en 2018 a entrainé un décalage dans les sorties dans l’espace, et du planning pour remplacer les batteries. Les batteries usagées devaient être larguées de l’ISS de façon contrôlée afin d’éliminer tout danger.

Cet objet devrait retomber sur terre entre le 8 mars 13h30 et le 9 mars à 9h30 heure de Paris. Actuellement, rien ne permet de prédire ou les déchets vont s’écraser sur terre. La couverture océanique de la terre faisant 71%, il y a quand même plus de chance que cela finisse au fond des mers.

Nasa / EP-9 cargaison

Update :
Les batteries sont tombées dans l’océan pacifique à l’ouest de l’Amérique du sud. Toutefois, il semble que certains débris soient retombés ailleurs sur terre. A Naples en Floride, un objet à traversé le toit et les deux étages de la maison d’Alejandro Otero absent au moment des faits. Des analyses sont en cours pour déterminer si il s’agit bien d’un débris spatial.

Update bis :
La NASA confirme que l’objet retrouvé à Naples est bien issu de la palette de batteries.

Source : Gizmodo, Wink

Continue reading →
Espace

La terre en haute résolution

L’agence spaciale russe vient de publier une image de la terre de 121 mégapixels. Cette photographie vient d’un satellite météorologique  qui gravite à 36 000 km au dessus de nos têtes. Pour réaliser cet exploit le satellite Elektro-L dispose d’une bande passante supérieure à 16Mbps. Le rendu des couleurs correspond au spectre d’étude du satellite (infrarouges).

Source : Tom’s Guide

Continue reading →
Espace

L’Amerique vue du ciel en time-lapse

Une superbe vidéo en time-lapse filmée depuis l’espace à partir de la station internationale ISS. Le film commence au dessus de l’océan Pacifique, pour survolé l’Amérique du Nord et du Sud pour finir en Antarctique. On survole tour à tour les villes de Vancouver, Seattle, Portland, San Fransisco, Los Angeles. Phoenix et Mexico. On distingue aussi la ionosphère qui apparaît sous la forme d’une petite ligne bleue. La réalisation est de James Drake et la vidéo se compose de 600 clichés pour 62 secondes. Les images sont consultables sur le site « The Gateway To Astronaut Photography of Earth« 

Source : io9

Continue reading →
Back to top